L'image d'un pays sans impôt a cessé d'être exacte
Cette comparaison repose presque toujours sur une prémisse devenue fausse : celle d'une juridiction sans fiscalité. Les Émirats arabes unis ont introduit une imposition des bénéfices des sociétés ainsi qu'une taxe sur la consommation. La formule « zéro impôt » ne décrit plus la situation.
Nous nous en tenons à ce constat de nature, sans publier de taux ni de seuil. Nous ne vérifions pas le droit fiscal étranger au standard que nous appliquons au droit andorran, et un chiffre repris de seconde main sur ce sujet donnerait une assurance que nous ne pouvons pas garantir.
Les quatre écarts réels
| Dimension | Situation | Ce que cela implique |
|---|---|---|
| « Zéro impôt » | Formule périmée | Les Émirats ont introduit une imposition des sociétés et une taxe sur la consommation |
| Distance | Sans commune mesure | Quelques heures de route depuis la France d'un côté, un vol long-courrier de l'autre |
| Environnement | Opposé | Une métropole désertique du Golfe contre une vallée pyrénéenne de haute montagne |
| Cadre conventionnel | Déterminant | C'est la convention applicable, non le taux local, qui décide de la situation d'un Français |
Ce qui sépare l'Andorre des Émirats pour un candidat francophone à l'expatriation.
« Zéro impôt »
Situation : Formule périmée
Ce que cela implique : Les Émirats ont introduit une imposition des sociétés et une taxe sur la consommation
Distance
Situation : Sans commune mesure
Ce que cela implique : Quelques heures de route depuis la France d'un côté, un vol long-courrier de l'autre
Environnement
Situation : Opposé
Ce que cela implique : Une métropole désertique du Golfe contre une vallée pyrénéenne de haute montagne
Cadre conventionnel
Situation : Déterminant
Ce que cela implique : C'est la convention applicable, non le taux local, qui décide de la situation d'un Français
Le taux affiché n'est pas ce qui décide
Pour un résident fiscal français, la question n'est jamais le taux pratiqué à destination : c'est la convention applicable et la réalité du transfert de résidence. Une administration regarde où se trouve le centre des intérêts vitaux, et les clauses anti-abus permettent de refuser le bénéfice d'avantages conventionnels quand leur obtention constitue l'un des objectifs principaux des opérations. Ce raisonnement vaut pour toute destination, et il est développé sur notre page consacrée à la convention franco-andorrane.
Une conversion n'est pas un chiffre
La version précédente de cette page présentait un seuil d'investissement en dirhams comme valant « environ cinq cent mille euros ». Cette équivalence n'est vraie qu'un jour donné : elle dépend d'un taux de change qui bouge, et elle induit en erreur sur un montant qui décide d'un projet. C'est une raison supplémentaire de ne pas publier ici de conditions étrangères chiffrées. Les conditions andorranes, elles, sont datées et sourcées sur leur page dédiée.
Les critères qui départagent vraiment
Ils sont pratiques et non fiscaux. L'Andorre se rejoint en quelques heures de route depuis la France, dans le même fuseau horaire, et accueille des systèmes scolaires français et espagnol sur son territoire. Dubaï suppose un vol long-courrier, un décalage horaire, un environnement culturel différent et un climat qui impose de vivre en intérieur une partie de l'année. Ajoutez-y, du côté andorran, la contrainte d'altitude et l'absence d'aéroport. Ces éléments décident d'une installation durable bien davantage qu'un point de fiscalité.
