La convention de 1963 ferme le débat
Il existe un fait que les comparatifs entre les deux principautés omettent presque toujours, et qui rend l'essentiel de leur propos sans objet. La convention fiscale franco-monégasque du 18 mai 1963 soumet les ressortissants français domiciliés à Monaco à l'impôt sur le revenu en France, sur l'ensemble de leurs revenus, comme s'ils avaient leur domicile en France.
Une seule exception, historique : ceux qui justifient de cinq ans de résidence habituelle à Monaco au 13 octobre 1962, ce qui suppose une installation antérieure au 13 octobre 1957. Pour toute personne qui se pose la question aujourd'hui, la porte est donc fermée depuis plus de soixante ans.
Ce qu'il reste à comparer
Une fois la question fiscale écartée pour un lecteur français, la comparaison porte sur des réalités qui n'ont presque rien en commun.
| Dimension | Statut | Ce que cela signifie |
|---|---|---|
| Fiscalité pour un Français | Décisive | À Monaco, il reste imposable en France ; en Andorre, un transfert réel de résidence produit ses effets |
| Géographie | Opposée | Deux kilomètres carrés en bord de mer contre 468 en haute montagne |
| Conditions d'accès | Patrimoniales des deux côtés | Élevées dans les deux cas, et durcies en Andorre par la réforme de 2026 |
| Statut européen | Comparable | Ni l'un ni l'autre n'est membre de l'Union européenne |
Ce qui sépare réellement les deux principautés pour un candidat à l'installation.
Fiscalité pour un Français
Statut : Décisive
Ce que cela signifie : À Monaco, il reste imposable en France ; en Andorre, un transfert réel de résidence produit ses effets
Géographie
Statut : Opposée
Ce que cela signifie : Deux kilomètres carrés en bord de mer contre 468 en haute montagne
Conditions d'accès
Statut : Patrimoniales des deux côtés
Ce que cela signifie : Élevées dans les deux cas, et durcies en Andorre par la réforme de 2026
Statut européen
Statut : Comparable
Ce que cela signifie : Ni l'un ni l'autre n'est membre de l'Union européenne
Deux micro-États sans autre point commun
On les rapproche parce qu'ils sont petits, non membres de l'Union européenne et réputés fiscalement attractifs. La ressemblance s'arrête là. Monaco tient sur environ deux kilomètres carrés en bord de mer, dans une densité urbaine extrême. L'Andorre s'étend sur 468 kilomètres carrés de haute montagne, avec sept paroisses distinctes, des villages séparés par des cols et un mode de vie que l'altitude gouverne. Choisir entre les deux ne relève pas de l'arbitrage mais de deux projets d'existence opposés.
Pourquoi nous ne chiffrons pas le marché monégasque
La version précédente de cette page annonçait un immobilier entre 50 000 et 100 000 euros du mètre carré et un loyer minimum de 5 000 euros par mois. Ces fourchettes vont du simple au double et ne reposaient sur aucune source. Nous ne vérifions pas les marchés étrangers au standard que nous appliquons aux données andorranes, et sur un marché aussi étroit un ordre de grandeur approximatif impressionne plus qu'il n'informe. Les conditions andorranes, elles, sont publiées et datées sur notre page consacrée à la résidence sans activité lucrative.
La bonne comparaison
Pour un résident fiscal français, la question utile n'est pas de choisir entre deux principautés mais d'examiner ce que produit réellement un transfert de résidence vers l'Andorre, sous le régime de la convention de 2013 et de sa clause anti-abus. C'est le sujet de notre comparaison avec la France, qui ne promet aucune économie chiffrée et explique pourquoi.
