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Carte et documents posés sur une table de travail

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L'expatriation fiscale en Europe

La question posée n'a pas de réponse. Celle qui en a une porte sur la convention applicable, et elle est moins flatteuse.

Une question sans réponse générale

Il n'existe pas de meilleur pays pour une expatriation fiscale, et toute page qui en désigne un devrait éveiller la méfiance. Le résultat dépend de la composition de vos revenus, de leur source, de votre situation familiale et de votre horizon. Deux personnes au même revenu, partant vers le même pays, peuvent se retrouver dans des situations opposées.

Nous avons donc retiré le classement qui figurait sur cette page. Ce qui suit n'est pas un palmarès mais la liste des éléments qui décident réellement, et qui sont presque toujours absents des comparatifs.

Les quatre critères qui décident

Ce qui détermine le résultat d'un transfert de résidence fiscale, par ordre d'importance.

  • La convention applicable

    Rang : Premier critère

    Pourquoi : C'est elle qui décide qui vous impose, pas le taux affiché à destination

  • La clause anti-abus

    Rang : Limite structurelle

    Pourquoi : Elle vise l'intention, et rend contestables des montages par ailleurs réguliers

  • La nature du régime

    Rang : Temporaire ou permanent

    Pourquoi : Une fenêtre de quelques années ne se compare pas à un droit commun durable

  • La réalité du déménagement

    Rang : Condition de tout

    Pourquoi : Sans transfert effectif du centre des intérêts vitaux, le reste ne tient pas

Le taux à destination n'est pas le sujet

C'est l'inversion la plus courante. Les comparatifs classent les pays par taux d'imposition, alors que ce taux ne s'applique qu'à ce que la convention fiscale attribue au pays d'arrivée. Cette convention répartit le droit d'imposer catégorie par catégorie, et elle réserve des surprises : certains revenus restent imposables au départ quoi que vous fassiez. Un pays à taux très bas ne sert à rien sur un revenu que la convention laisse à votre pays d'origine. Le cas franco-andorran en donne une illustration article par article.

Le cas des retraites, où la distinction est nette

C'est l'exemple le plus parlant. Dans la convention franco-andorrane, les pensions privées ne sont imposables que dans l'État de résidence, au titre de l'article 17 : une retraite du secteur privé suit donc le déménagement. Les pensions publiques relèvent de l'article 18.2 et restent en principe imposables en France, quel que soit l'endroit où vous vivez. Deux retraités voisins, partis ensemble, ne sont donc pas dans la même situation. Aucun classement de pays ne peut rendre compte de cela.

La clause anti-abus, plafond de tout raisonnement

Les conventions récentes comportent des clauses qui permettent de refuser leurs avantages lorsque leur obtention constitue l'un des objectifs principaux des opérations conduites. Elles visent l'intention, ce qui les rend opposables à des constructions techniquement irréprochables. C'est la limite structurelle de toute démarche d'expatriation motivée par la seule fiscalité : plus le montage est manifestement conçu pour l'avantage, plus il est fragile. Un déménagement réel n'a rien à craindre ; un déménagement de façade, si.

Ce que nous ne ferons pas

Nous ne classons aucune juridiction, ne recommandons aucune destination et ne donnons aucun conseil d'optimisation ou de structuration. Cette page ne renvoie pas non plus vers des dispositifs étrangers présentés comme des solutions, comme le faisait sa version précédente. Ce que nous documentons, c'est l'Andorre, sur la base de ses textes, et ce que les comparaisons publiées ailleurs omettent le plus souvent.

Questions fréquentes

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